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Lomography – Lubitel 166+

Il y a quelques temps Morgane de chez Lomography prenait contact avec moi afin de me proposer de tester un de leur appareil, le Lubitel 166+. J’ai bien entendu accepté avec grand plaisir ! Ils ont publié une Interview et les différentes séries que j’ai faites avec cet appareil photo moyen format. Retrouvez le tout sur leur magazine.

Je publie ici mes photos préférées :

Ces photos ont été réalisées à Montmartre avec une pellicule Lomography 800. J’adore les contrastes ! Il s’agit de ma série favorite. J’habite dans ce quartier depuis quelques mois et je l’aime vraiment beaucoup.

Fanny Escobar dans les Puces de Saint-Ouen

L’incroyable Marie Rouge


Voyage en Grèce : Les Cyclades – Première étape : Tinos

Au mois de Novembre 2014 dernier nous avons décidé de planifier un voyage. Au début nous avions imaginé un voyage en Finlande, pays que je rêve de découvrir depuis que j’ai 10 ans, mais après avoir regardé la météo là-bas au mois d’Avril je me suis rétractée. Je crois bien que j’avais envie de soleil et d’un peu de douceur (je me suis un peu mis le doigt dans l’œil d’ailleurs, mais j’y reviendrai). Nous avons donc réfléchi à une autre destination et c’est finalement la Grèce qui a été choisie. Plus particulièrement, nous avons décidé de faire les Cyclades sur une période de 10 jours. Après des recherches sur Internet nous avons conclu que 3 îles et un petit séjour à Athènes serait le mieux pour bien profiter et ne pas trop passer de temps dans les transports.

Voici une carte de notre itinéraire qui comportait 3 ferries et un avion.

Nous avons choisi d’atterrir à Athènes, puis de partir à Tinos et d’y rester environ deux jours, poursuivre par Naxos, y passer aussi deux jours, finir les Cyclades par Santorin, encore deux jours sur place et terminer le voyage à Athènes. Nous avons énormément utilisé le guide du Routard qui nous a permis de nous loger et de bien dîner la plupart du temps. En effet, nous sommes partis seulement avec deux sacs à dos et en ayant réservé notre première nuit à l’hôtel du port de Rafina et nos deux dernières nuits à Athènes, pour avoir une contrainte horaire et être certains de rentrer dans les temps. Sur Internet nous avons également utilisé quelques sites dont voici une liste : * * *

J’ai également pris le temps de relire le blog de mon amie Aurore qui avait fait un long voyage elle aussi dans les Cyclades. J’aurais aimé partir aussi longtemps qu’eux, il y a mille choses à voir en Grèce.

Partir au mois d’Avril dans un lieu normalement si touristique a été l’une de nos plus brillantes idées. Néanmoins, nous avons regretté de ne pas avoir choisi de visiter encore plus d’îles sauvages et peu fréquentées par les touristes. Cela vient de notre personnalité et de ce que l’on recherche en voyage mais la horde de touristes présente à Santorin était un peu trop envahissante à notre goût. J’y reviendrai dans l’article consacré à l’île.

Dans ce premier article je vais vous parler de Tinos qui a été notre première île et aussi notre île préférée car nous y étions comme seuls au monde, presque les seuls touristes, au guidon de notre scooter. Cette île est également pleine de charme, très sauvage avec une population qui est principalement composée de moutons et de chats.

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Τηνος

Il faut reconnaître que mes bases en Grec Ancien acquises au lycée m’auront bien aidé afin de déchiffrer certains panneaux routiers. Cependant la plupart sont traduits alors pas d’inquiétude ! Cela m’a fait plaisir de pouvoir mettre à profit ce que j’avais appris avec tant de réticences (c’était seulement pour les points au bac !)

Tinos est donc une île du nord des Cyclades, elle se situe entre Andros et Mykonos et son port principal est Tinos et sa superficie est de 194,6 km². Elle compte parmi les plus grandes Iles des Cyclades. Tinos est une île de pèlerinage qui abrite une importante communauté catholique.

Nous sommes arrivés en Grèce par l’avion et avons atterrit un vendredi en fin de journée à l’aéroport international d’Athènes Elefthérios-Venizélos. Nous avions déjà regardé l’horaire du ferry pour partir le plus rapidement à Tinos et devions attendre le lendemain matin, 7h50. Pour être au plus près de notre bateau nous avons décidé de dormir au port de Rafina où nous avons acheté nos tickets pour le ferry immédiatement en arrivant. Après une promenade dans la ville et épuisés par le voyage nous avons bu un coup dans un des troquets qui étaient ouverts, parmi les locaux. Le port est assez joli et presque désert mais surement bien plus habitée lorsque les beaux jours arrivent. Il y a de très jolies maisons et beaucoup de chiens qui se promènent ici et là. Malheureusement, j’ai perdu toutes mes photos faites à Rafina suite à un problème avec ma pellicule… (les aléas de la photographie argentique). De notre hôtel nous avions une superbe vue sur le port et notamment sur le ferry que nous allions prendre le lendemain et qui nous attendait déjà depuis le soir.

(photo de Rafina depuis le pont du ferry)

Après une bonne nuit de sommeil nous sommes donc partis à l’aube pour prendre notre premier ferry. Pour ma part c’était la première fois que je montais sur un bateau d’une telle envergure, il faut reconnaître que c’est impressionnant ! Nous avons fait le départ sur le pont malgré le froid, le soleil se levait encore à cette heure-ci, c’était très beau. Le vent me glaçait les os mais nous sommes restés assez longtemps pour que j’ai le temps de faire quelques photos.

La traversée a duré un certain nombre d’heures, je ne saurais même pas dire combien, mais cela était assez rapide. Peut-être 3 heures ? C’était en tous cas plus rapide que ce que nous pensions. Nous avions volontairement choisi une île qui n’était pas trop loin pour avoir une journée complète pour la visiter. D’ailleurs, Tinos a été choisie un peu par hasard, parce que le nom nous évoquait quelque chose et aussi parce qu’il était écrit dans tous les guides qu’elle est peu fréquentée par les touristes. Le hasard fait bien les choses parfois !

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Une fois arrivés à Tinos nous avons pris le temps de respirer (1 minute) et avons foncé chez un loueur de scooters (Vidalis). Celui-ci était recommandé dans le guide parce que le fils du patron parle français. L’aventure a commencé vraiment une fois que je suis montée derrière Jérémy avec mon sac de 12 kilos qui nous faisait pencher à l’arrière. Le réservoir d’essence du scooter était presque vide mais le loueur nous a assuré que si l’on suivait le chemin qu’il nous a répété quatre fois nous allions tombé sur une station essence et pouvoir faire le plein. Vous imaginez bien que cela ne pouvait pas être aussi simple ! En effet, après avoir roulé 5 minutes (et beaucoup rigolé car c’était ce que l’on attendait depuis 5 mois et nous étions très excités d’y être enfin) nous sommes tombés… en panne ! (merci l’ami!). Nous étions donc à moitié perdus mais assez sereins, c’est le début des vacances, on n’allait pas se laisser abattre ! Nous avons commencé à pousser le scooter et rebrousser chemin en se demandant où aller au premier croisement. Un couple de sexagénaire grecs qui ne parlaient pas un mot d’anglais n’a pas du tout été en mesure de nous aider et nous a fait perdre à peu près 5 minutes, mais c’était gentil de leur part. Et puis, on ne sait pas pourquoi, un grec plus jeune et qui parlait très bien anglais a croisé notre chemin après 500 mètres à pousser l’engin et il a vite compris notre problème. Il nous a dit de le suivre et une fois arrivé devant chez lui il a rempli un peu notre réservoir d’essence, juste assez pour aller à la prochaine pompe, et afin que nous ne nous perdions pas il est monté sur le scooter d’un jeune homme qui passait par là et nous a invité à les suivre. Tellement adorable ! On n’en revenait pas ! Heureusement qu’il était là car la station était relativement éloignée, nous aurions vraiment galéré.

Une fois le réservoir plein (7€ qui nous auront fait les 2 jours sur l’île) nous avons tracé notre route à travers les montagnes, les montées, les descentes, les petites routes en lacets, les paysages à couper le souffle, l’herbe, la mer, les moutons ! Tout était trop beau. L’avantage du scooter c’est que nous nous arrêtions sur le bord de la route aisément pour faire quelques photos et nous repartions aussi vite. Le voyage s’annonçait déjà plein de promesses. Nous avons parcourus environ 25 km jusqu’à Pirgos et sommes arrivés aux alentours de 15 heures affamés. Nous avons garé notre scooter sur la petite place du village et avons eu la brillante idée de ne pas nous aventurer dans le village mais de nous arrêter dans le restaurant qui nous faisait face et qui était, à mon avis, sur le point de fermer après le départ des derniers clients. La tenancière a accepté de nous servir et nous nous sommes régalés de salade grecque et aubergines frits trempées dans du Tsatsiki (tellement bon!). Après avoir bu et mangé nous sommes partis nous promener dans le village qui est absolument sublime, comme toute l’île en fait, et très paisible. Nous y avons croisé de nombreux chats qui doraient au soleil, l’air ravi.

Nous n’avons trouvé nul part où dormir ici et avons donc décidé de continuer notre route vers Panormos, ville cotière à 3.5 km de là. Nous n’avons pas du tout regretté notre choix car nous avons pu trouvé une chambre dans une maison conseillée par le guide du routard, chez Maria, qui domine le village et offre une belle vue sur la mer. Pour 35 € la nuit nous avions tout le confort nécessaire afin de récupérer de cette première journée. Il y avait très peu de touristes et d’activités, nous nous sommes encore mêlés aux locaux pour prendre un verre dans le seul café ouvert. Après cela nous avons cherché un endroit où manger et il faut dire que tout était ouvert mais que personne n’allait au restaurant. Nous avons choisi le restaurant du milieu parce que le tenancier n’avait pas arrêté de nous saluer à chaque fois que nous passions devant lui (au moins 4 fois), sa stratégie de com’ marche donc plutôt bien ! Il a ouvert ses cuisines pour nous, nous a servis et nous avons mangé pendant que ses enfants et sa femme dînaient dernière nous. Nous nous sommes demandés comment une famille aussi jeune pouvait vivre en hiver, sans tourisme. Il chantait avec une voix de baryton sur des chansons grecques, ce qui m’a beaucoup amusée. C’est dans ce restaurant que nous avons découvert la purée de fèves et nous avons trouvé ça excellent ! Malheureusement nous n’en avons pas retrouvé ensuite… Nous avons mangé beaucoup, même trop, pour 18 € et ils nous ont même offert le dessert et le café.

(vue depuis la room)

Le deuxième jour de voyage s’achève là, sur une bonne nuit dans un lit confortable chez Maria.

Dimanche matin, nous nous réveillons à 8 heures après avoir beaucoup dormi. Nous sommes reposés et près à attaquer la suite du voyage. Nous nous rendons compte que nous avons déjà vu beaucoup de l’île et allons nous renseigner pour savoir à quelle heure nous pourrions repartir aujourd’hui ou demain. Nous devons finalement prendre le ferry rapide le lendemain matin à 9h20 pour Naxos !

(petite photo faite avec le retardateur et l’appareil posé sur une pierre)

Nous avons terminé de faire le tour de l’île avec notre fidèle destrier, il faisait moins beau que la veille malheureusement et nous avons eu un peu froid. Nous regrettons même de ne pas avoir pris de gants mais heureusement nous avions acheté des imperméables. Nous avons visité plusieurs villages, tous très beaux, et avons pique-niqué à flanc de montagne avec une vue sur la mer et entouré par les moutons.

(pour la petite anecdote ces deux-là ce sont klaxonnés en passant)

L’après-midi nous avons fait une belle rencontre dans la ville de Xinara. En effet, nous avons été surpris par la pluie à peine arrivés et avons cherché immédiatement à nous mettre à l’abri. Rien n’était ouvert et nous avons donc du attendre sous un préau sur la place du village. Très vite nous avons été encerclé par des chats, cela m’a beaucoup fait rire même si c’était un peu flippant quand le 10ème est arrivé. Des petits vieux sont passés par là et on commençait à nous parler en grec, bien sûr, on ne comprenait rien. Finalement ils nous ont fait signe pour qu’on les suive et nous nous sommes retrouvés chez eux. L’homme, Alexenderos, parlait un peu anglais ce qui nous a permis d’avoir un semblant de discussion avec lui. Stella, elle, ne parlait pas du tout anglais mais nous a préparé de délicieux cappuccinos. Nous étions ravis bien qu’intimidés et nous nous sommes vite réchauffés autour de leur poêle. Alexander et Stella aiment les animaux, ils ont des chats, un chien très excité, Alexander a même une pièce consacrée aux oiseaux dans lequel il y a une multitude de cages et visiblement 200 volatiles. Ça pue pas mal !

(les deux chats blancs dans leur panier avec des tissus roses d’Alexendros et Stella)

Une heure plus tard nous repartons tracer notre route pour trouver où dormir. Les villages étant tous vides nous décidons de partir vers la ville de Tinos, que nous n’avons pas encore visité entièrement, pour trouver où y dormir. Nous irons chez Virginia, qui parle Français (et dont les rooms sont très bien situées).

(vue depuis la chambre)

C’est la dernière nuit à Tinos, l’île va nous manquer mais nous sommes impatients de découvrir la suite. Les gens y sont vraiment adorables, nous avons été très bien accueillis partout où nous sommes allés et c’était génial pour commencer notre voyage.

Retrouvez la page sur Tinos du site Hellenica pour en découvrir davantage sur l’île merveilleuse :)

 

* Ces photos sont uniquement faites à l’argentique – Canonet / Canon AE1

* Oui je sais, il y a beaucoup de photos d’animaux mais j’aime trop ça


Allée du Canal – Cécile Paris 19 – Argentique

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S’il y a une chose que j’aime en hiver ce sont bien les matinées ensoleillées et souvent mes modèles m’en veulent un peu de les faire se lever trop tôt pour des photos.

Ces photos ont été faites au Parc de la Villette et me rappellent à quel point j’aime photographier Cécile et sa beauté si pure.

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European Soul

Agathe Rousselle – Janvier à Paris – Numérique

 


David Charlec x Maou – Argentique

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David m’avait déjà photographiée il y a quelques années. J’avais encore les cheveux longs et vraiment très peu de tatouages (vous pouvez jouer au jeu des 7 erreurs). Nous nous sommes revus il y a quelques semaines à l’occasion de son séjour en France et j’étais ravie de pouvoir le retrouver ainsi que ses appareils photos.

Nous avons pris plus de temps pour parler que pour faire des photos mais comme d’habitude j’adore le résultat <3 Il y a beaucoup de douceur et de vérité dans ses photos ! J’espère que ça vous plaira. Je suis plus à l’aise en tant que photographe en général mais avec David tout est tellement naturel que je me suis laissée emportée.

Vous pouvez découvrir sa sélection ainsi que le reste de son travail sur son site. Parmi ses modèles vous en reconnaitrez certaines si vous êtes des lecteurs assidus du blog.

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Merci, merci encore <3


Fanny Escobar – Canal Saint Martin Paris – Argentique

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Ce jour là je me suis détestée de ne pas avoir pensé à changer la pile de mon Canon AE1 qui m’a abandonnée dès le début de notre séance. Fanny, j’avais juste très envie de la photographier depuis que je l’avais découverte sur Internet. Heureusement, j’avais pris mon Yashica-A avec moi… mais bien entendu je n’ai toujours qu’une pellicule par appareil photo pour éviter de trop en faire et parce que j’aime bien me contraindre pour mieux produire. Je n’ai donc pu faire que 12 photos au moyen format et quelques unes avec le Canon AE1, quand il acceptait de fonctionner (une fois sur vingt). Finalement j’adore cette série et j’en suis plutôt satisfaite car il s’agissait de mes débuts avec le Yashica-A !

Nous allons nous revoir pour faire des photos et cette fois je serais plus prévenante.


Daniela Paris 18 – Yashica A

Daniela que vous avez déjà vu ici <3